Cédric Pillonel, licencié en histoire ancienne de l'Université de Lausanne CH
Avec la création des provinces de Macédoine, d’Achaïe et d’Asie par les Romains, la plupart des historiens considèrent que se tourne la dernière page de l’histoire hellénistique et que rien ne peut plus empêcher la Grèce et l'Orient de tomber sous la domination romaine. Pourtant l’histoire du début du Ier siècle av. J.-C. est encore animée par un monarque hellénistique à poigne, souvent peu connu, qui a tenté de s’opposer à l’inexorable avance de Rome.
Rien ne prédisposait
le petit royaume du Pont à occuper une place centrale dans l’histoire
de la Méditerranée orientale lors de la première moitié
du Ier siècle av. J.-C. Bordé au nord par le Pont-Euxin et voisin
de la Paphlagonie, de la Cappadoce et de la Colchide (fig. 1), le royaume du
Pont devient rapidement indépendant suite à la conquête
de l’empire perse par Alexandre. Mithridate Ier prend le titre de roi
en 281 av. J.-C., avant de s’emparer de la cité grecque d’Amastris
deux ans plus tard. Ses successeurs s’efforcent de suivre cette politique
et s’emparent successivement des cités grecques du littoral (Amisos,
Sinope), tout en intervenant sporadiquement dans les conflits secouant l’Asie
Mineure.
Le legs du royaume de Pergame à Rome en 133 av. J.-C. et sa transformation
en province romaine change radicalement la situation géopolitique en
Asie Mineure. Désormais, Rome y est la puissance dominante et elle tente
par tous les moyens d’empêcher un des royaumes de la région
de prendre l’ascendant sur les autres. Cette stratégie de l’équilibre
entre les Etats va les pousser à se référer au Sénat
en toutes circonstances. Rome arbitre alors les conflits entre les dynastes,
s'efforçant d'affaiblir les plus ambitieux et les plus puissants.

Fig. 1, carte du royaume du Pont. Callataÿ de, F., L'histoire
des guerres mithridatiques vue par les monnaies, Louvain-la-Neuve, 1997
Mithridate Eupator, le sixième du nom, est de cette trempe. Accédant au pouvoir après de violents conflits familiaux, il s'engage aussitôt dans une politique de conquête. Appelé à l'aide par les cités du Bosphore Cimmérien mises sous pression par les Scythes, Mithridate envoie une armée de secours commandée par Diophante. Ce dernier bat les Scythes et impose l'autorité de son roi dans toute la péninsule. Une inscription retrouvée dans la cité de Chersonnèse vante l'action et les mérites du général pontique (1). Mithridate, auréolé du succès de ses armées dans le nord du Pont-Euxin obtient la Colchide et la Petite-Arménie de leurs dynastes respectifs. Il négocie ensuite un partage de la Paphlagonie avec le roi de Bithynie. Il lui est cependant plus difficile de s'étendre au sud. Rome n'accepterait pas une annexion de la Cappadoce ou de la Galatie. Pour résoudre ce problème diplomatique, Mithridate envoie alors en Cappadoce, sous le faux nom dynastique d'Ariarathe, un de ses fils avec une armée dans le but de créer un Etat vassal gouverné par un pouvoir fantoche. Mais les Romains ne sont pas dupes et, poussés par les sollicitations d'Ariobarzanes, le roi de Cappadoce déchu, ils forcent le roi du Pont à retirer son soutien au prétendant. Mais ce n'est que partie remise, Mithridate fait une nouvelle tentative et place simultanément des prétendants sur le trône d'Ariobarzane en Cappadoce et de Nicomède en Bithynie. Une fois de plus, les rois déchus s'empressent de demander à Rome d'intervenir en leur faveur. Le Sénat envoie alors une délégation, menée par Manius Aquilius, pour rétablir les deux monarques sur leur trône. Ce dernier, après la réussite de sa mission, engage les deux rois à piller le territoire pontique pour pousser Mithridate à la guerre. Le roi du Pont reste, en effet, un ami et allié du peuple romain et il s'est bien gardé d'intervenir militairement en faveur de ses protégés. Son père avait d'ailleurs envoyé des troupes aux Romains lors de la guerre d'Aristonikos (132 av. J.-C.). Aquilius et son entourage souhaitent donc pousser Mithridate dans un conflit qui leur ouvrirait la porte, pensent-ils, à des honneurs militaires faciles. Si Ariobarzanes, craignant la puissance militaire de son voisin, décline l'offre, Nicomède, qui a de lourdes dettes envers les membres de la délégation, se voit contraint d'obtempérer et de lâcher son armée sur le territoire pontique.
Fig. 2, tête de Mithridate Eupator en Héraklès coiffé d'une dépouille de lion, Smith, R. R. R., Hellenistic Portraits, Oxford, 1988
Mithridate
réagit de manière habile à l'attaque bithynienne. Il retire
ses troupes et envoie un ambassadeur, Pélopidas, à la délégation
romaine pour se plaindre de l'attaque dont il est victime. Devant la mauvaise
foi romaine, Mithridate réoccupe la Cappadoce. Les dernières tractations
diplomatiques ne mènent à rien (2):
les Romains veulent la guerre et Mithridate a suffisamment
de raisons valables et honorables pour s'attaquer à Rome.
Les débuts du conflit sont fulgurants (3).
Contre toute attente, la puissante armée pontique défait successivement
les forces bithyniennes à la bataille de l'Amnias, puis les troupes romaines
disséminées en Asie Mineure. La nouvelle de ces victoires, amplifiée
par la philanthropia du roi qui renvoie les prisonniers asiatiques chez eux
avec un viatique (4), apporte
alors une popularité considérable à Mithridate. Toute l'Asie
Mineure passe sous son contrôle et rares sont les cités à
résister. La haine à l'encontre des publicains romains, qui mettaient
la province d'Asie au pillage, est bien trop forte. Mithridate se décide
à frapper un grand coup contre Rome. Il ordonne le massacre de tous les
Italiens libres d'Asie : les tristement célèbres Vêpres
éphésiennes. Cette initiative ne correspond que trop bien aux
sentiments de vengeance des populations asiatiques et les ordres sont exécutés
avec diligence et efficacité. Mithridate tente alors de s'emparer de
Rhodes qui lui résiste, avant d'envoyer des troupes en Grèce à
l'appel de quelques personnalités athéniennes.
La révolte des alliés italiens explique la grande passivité
romaine, qui n'envoie Sylla en Grèce que très tardivement: le
Péloponnèse est passé à Mithridate ainsi que toute
la Béotie. Mais le redoutable général romain démontre
alors tout son talent. Il reprend Athènes après un long siège,
puis inflige une défaite retentissante aux forces pontiques à
Chéronée en 86 av. J.-C. A partir de cette date, malgré
les efforts frénétiques de Mithridate pour renverser la situation,
tout s'acharne contre les Pontiques. Battus une seconde fois à Orchomène,
ils doivent abandonner la Grèce pour se défendre chez eux. Les
versatiles Grecs d'Asie, comprenant la situation, se révoltent contre
Mithridate (5) que les défaites
rendent méfiant et sans pitié. Une fois Sylla passé en
Asie, l'heure des comptes semble avoir sonné. Elle est peu douloureuse
pour Mithridate. Lors de l'entrevue de Dardanos, Sylla, pressé de regagner
l'Italie pour en découdre avec Marius, accorde une paix bienveillante
au roi du Pont. Ce dernier rend les territoires envahis lors de la guerre, paie
une indemnité modeste (2²000 à 3²000 talents selon les sources)
et fournit des navires de guerre. Mithridate garde en revanche les territoires
annexés avant la guerre, soit le Bosphore Cimmérien, la Colchide
et la Petite-Arménie (6).
Rentré dans ses Etats, le roi du Pont doit cependant lutter contre une partie de ses sujets en révolte. Muréna, laissé en Asie par Sylla à la tête des forces romaines, décide de ne pas laisser passer une si belle occasion de mener une campagne victorieuse. La paix de Dardanos n'a pas été formellement signée et ne repose que sur la bonne foi de Sylla. Muréna se jette alors sur Comana du Pont qu'il met au pillage. Mithridate, après des ambassades infructueuses, répond par les armes et écrase l'armée romaine. Sylla intervient alors et calme la situation en promettant de rédiger le traité. Mais sa mort va compromettre toute solution pacifique entre Rome et le royaume du Pont. Mithridate comprend alors qu'une nouvelle guerre éclatera inévitablement avec Rome. Il prépare donc méticuleusement sa revanche. Il obtient l'alliance de Sertorius, cet officier marianiste romain révolté en Espagne, et lui envoie des navires de guerre en échange d'instructeurs militaires. Sertorius, qui se présente comme le seul gouvernement romain officiel, accorde à Mithridate la mainmise sur tous les territoires anatoliens qui ne sont pas provinces romaines. Diplomatiquement, le roi du Pont approfondit ses relations avec les peuples du pourtour du Pont-Euxin. Son armée comprend des Scythes, des Thraces et même des Bastarnes, peuplade germanique dont les prouesses guerrières sont célèbres. Les officiers de Sertorius entraînent les troupes pontiques armées à la romaine. La flotte pontique est reconstruite et d'abondantes réserves monétaires sont frappées (7).
Il ne manque qu'un prétexte à l'embrasement du conflit. Il sera fourni par la mort de Nicomède IV de Bithynie qui cède son royaume à Rome. Mithridate ne peut accepter une pareille implantation romaine à ses frontières. Au printemps 73 av. J.-C., il passe à l'attaque et converge vers la Bithynie. Mais les forces romaines sont présentes en nombre. Si les troupes pontiques rencontrent un premier succès sur la flotte et l'armée romaines du consul Cotta à Chalcédoine, Lucullus, son collègue au consulat, se révèle un adversaire redoutable. Mithridate met le siège devant Cyzique mais est lui-même assiégé par Lucullus qui lui coupe son ravitaillement. La ville résiste jusqu'à l'hiver et le roi du Pont, privé de son ravitaillement naval en raison de la saison, se décide à lever le siège. La retraite de l'armée pontique se déroule dans les pires conditions et la flotte subit de graves tempêtes dans le Pont-Euxin. Le roi profite alors de l'hiver pour reconstituer une armée dans le Pont. Mais il subit un nouvel échec l'année suivante près de Cabeira et fuit en Arménie, laissant Lucullus assiéger les riches cités grecques du Pont. L'Arménie n'est pas une terre d'exil pour Mithridate. Tigrane II, roi d'Arménie, a des liens familiaux avec lui et dispose d'un territoire étendu. Il a vaincu les Parthes, occupe la Syrie séleucide et se fait appeler Roi des Rois. Mithridate a donc de bons espoirs de l'entraîner dans la guerre pour conquérir ses Etats. Mais Tigrane hésite. L'ultimatum de Lucullus lui intimant l'ordre de livrer son beau-père le force à agir. A son refus, les légions romaines entrent en Arménie. Tigranocerte, la nouvelle capitale de Tigrane, est rapidement assiégée et Lucullus remporte une victoire retentissante sur l'armée arménienne. Mithridate et Tigrane, ne s'avouant pas vaincus, recrutent une nouvelle armée et obligent Lucullus à poursuivre les opérations. Ce sera, cependant, plus la richesse et le climat de l'Arménie que l'efficacité de leurs soldats qui auront raison de Lucullus. Les légionnaires romains, enrichis par le pillage de Tigranocerte, souhaitent, en effet, pouvoir disposer de leurs gains. L'hiver particulièrement précoce et vigoureux qui s'abat sur la région contraint le général romain à retourner en Mésopotamie. Mithridate en profite pour regagner le Pont avec quelques troupes et soulever son royaume contre l'occupant. L'armée de Triarius, laissée sur place par Lucullus, subit une cinglante défaite. Ce dernier rentre précipitamment d'Arménie mais reste paralysé par la mauvaise humeur de ses troupes, plus désireuses de profiter de leur butin que d'affronter les dangers de la guerre. Après cinq ans de guerre, la situation semble être revenue au point de départ.

Fig. 3, tétradrachme d'argent de Mithridate Eupator frappé
en mai 75, Callataÿ de, F.,
L'histoire des guerres mithridatiques vue par les monnaies, Louvain-la-Neuve,
1997, pl. VII, D1-R2a
Le commandement de l'armée romaine revient alors à Pompée. Celui-ci, auréolé de sa victoire contre les pirates, vient facilement à bout de la résistance pontique. Mithridate, une fois de plus, est contraint à fuir ses Etats. L'Arménie lui étant interdite par Tigrane, qui lui reproche le mauvais état de ses affaires, il passe en Colchide puis longe la côte du Pont-Euxin jusqu'au Bosphore Cimmérien. Les dynastes de Palus-Méotide lui réservent un accueil chaleureux. Il reprend alors le contrôle du royaume bosporan des mains de son fils Macharès qui avait signé la paix avec les Romains. Là, les historiens antiques lui attribuent une dernière tentative de revanche. On prête au vieux roi le projet d'envahir l'Italie par le Danube et les Alpes grâce à l'appui des Thraces et des Celtes. Mais l'armée n'est pas unanime dans sa volonté de suivre son monarque dans cette aventureuse entreprise. Pharnace, un fils de Mithridate, lève l'étendard de la révolte et contraint son père au suicide. L'extraordinaire résistance du monarque aux poisons l'oblige à demander de l'aide à l'un de ses gardes du corps qui le tue à l'arme blanche.
A la mort de Mithridate,
tout l'Orient hellénistique est remodelé par Pompée à
l'exception de l'Egypte. Lors de ces guerres, les armées romaines traversèrent
pour la première fois l'Euphrate pour aller se mesurer à Tigrane.
Pompée noua des relations diplomatiques avec les Parthes et annexa de
vastes régions: Pont, Cilicie, Syrie, Phénicie sortent de l'orbite
hellénistique grecque pour entrer dans celle de Rome.
Sans être le responsable de tous ces changements, Mithridate Eupator fut
le déclencheur de cette considérable transformation. Il est le
dernier monarque hellénistique à s'être dressé contre
Rome après Persée. Dynaste asiatique, dont la généalogie
mythique remonte au roi perse Darius, Mithridate s'est posé également
en dernier rempart de l'hellénisme contre les Romains. Il jouera simultanément
sur deux tableaux pour obtenir la sympathie des Orientaux et des Grecs. Ainsi,
suite à la victoire sur Muréna, il procède à un
grand sacrifice selon les usages ancestraux et les traditions perses (8).
Mais il se présente également comme un nouvel Héraklès
et nouveau Dionysos (son nom dynastique est Mithridate Eupator Dionysos). Ce
message, destiné aux Hellènes, est particulièrement visible
dans la statuaire (fig. 2) et le monnayage (9).
Sur ce dernier, le roi est idéalisé en jeune homme, cheveux au
vent et coiffé d'un diadème (fig. 3). Mithridate prend soin, en
effet, d'accumuler les ressemblances avec Alexandre le Grand. Lors de l'invasion
de la Phrygie, il dort à l'endroit où avait dormi le conquérant
macédonien. Excellent administrateur, il n'a pas, cependant, les qualités
militaires de son modèle. Si les troupes pontiques gagnèrent de
nombreuses batailles, notamment sous son commandement, elles durent affronter
les trois meilleurs généraux romains de l'époque : Sylla,
Lucullus et Pompée. Rome n'avait, de plus, pas la faiblesse de la Perse
d'alors. Malgré les efforts de Mithridate et l'enthousiasme qu'ils ont
pu soulever, le centre de gravité de la Méditerranée s'est
déplacé à l'ouest. La période hellénistique
est bien terminée et la parenthèse lagide de Cléopâtre
ne sera que son ultime chant du cygne.
Appien, La guerre
de Mithridate, trad. P. Goukowsky, Paris, 2001
Principale source pour l'histoire des guerres mithridatiques.
Callataÿ de, F., L'histoire des guerres mithridatiques vue par les monnaies, Louvain-la-Neuve, 1997
Macging, B. C., The Foreign Policy of Mithridates VI Eupator King of Pontus, Leiden, 1986
Magie, D., Roman Rule in Asia Minor to the end of the third century after Christ, Princeton N. J., 1950
Reinach, Th., Mithridate Eupator : Roi de Pont, Paris, 1890
Shelov, D. B., «Le Royaume Pontique de Mithridate Eupator», JS, 1982, p. 243-266
Sherwin-White, A. N., Roman Foreign Policy in the East 168 B.C. to A.D. 1, London, 1984
Strobel, K., «Mithridates VI Eupator von Pontos : der letzte grosse Monarch der hellenistischen Welt und sein Scheitern an der römischen Macht», Ktèma, 21, p. 55-94
Notes
Foucard P., «Décret de la ville de Chersonésos en l'honneur de Diophantos, général de Mithridate», BCH, 5, p. 70-87.
Elles permettent néanmoins à Appien de dresser un tableau de la puissance de Mithridate dans le discours remarquable de l'ambassadeur Pélopidas.
«C'est donc vous qui êtes responsables devant la République Romaine de ce qui s'est passé en Capadoce. C'est en effet à cause de vous, qui avez ainsi traité Mithridate par le dédain et avez voulu finasser dans votre réponse, que celui-ci a agi de la sorte. Et il enverra une ambassade vous accuser devant votre Sénat, devant lequel il vous enjoint d'être présents pour vous défendre, et il vous demande de ne rien précipiter et de ne pas prendre, sans l'aveu de la République Romaine, l'initiative d'une si grande guerre, en gardant présent à l'esprit le fait que Mithridate règne sur le royaume de ses ancêtres, long de vingt mille stades, qu'il a joint à ses possessions de nombreux territoires voisins, ainsi que les habitants de la Colchide, peuple furieusement belliqueux, les Grecs installés en bordure du Pont Euxin, et les barbares vivant au dessus d'eux à l'intérieur des terres. Il a d'autre part des amis qui n'attendent que son ordre, quel qu'il soit : les Scythes, les Taures, les Bastarnes, les Thraces, les Sarmates et tous les peuples riverains du Tanaïs, de l'Ister et encore du palus Méotide. Il a pour gendre l'arménien Tigrane, le Parthe Arsacès pour ami, il a foule de navires, les uns fin prêts, les autres encore en chantier, ainsi que des armements considérables pour parer à toute éventualité.» Appien, Guerre de Mithridate, XV, 52-54.
De nombreuses sources décrivent les guerres mithridatiques. La Guerre de Mithridate d'Appien est la plus complète. Les Vies de Sylla, de Lucullus et de Pompée chez Plutarque sont plus ciblées. Memnon d'Héraclée a écrit une chronique de sa ville avec un long passage sur les guerres mithridatiques. Il semble échapper à la tradition romaine et semble plus impartial que Plutarque. Dion Cassius rapporte également quelques épisodes de ces guerres. Enfin, les Periochae de Tite-Live, ainsi que les compilations de Florus, Eutrope et Orose traitent succintement le sujet.
Appien, Guerre de Mithridate, XIX, 71
C'est le cas notamment d'Ephèse, dont la révolte est attestée par des sources littéraires et épigraphiques : Appien, Guerre de Mithridate, XLVIII, 187-188 et Syll3 742.
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Certains chiffres du traité varient entre les auteurs ; Appien, Guerre de Mithridate, LV, 222-223 / Plutarque, Vie de Sylla, XXII, 9-10 / Memnon, XXV, 2.
Le volume du monnayage pontique est calculé par F. de Callataÿ.
Appien, Guerre de Mithridate, LXCVI, 276-278
La grande particularité du monnayage pontique de Mithridate Eupator réside dans la datation précise de la frappe par année et par mois. L'étude de Callataÿ le montre brillamment (bibliographie).